Labels écologiques

Quelques balises écologiques pour vous aider dans vos achats

Le label FSC

label FSC: Forest Stewardship Council

L’exploitation forestière inconsidérée menace les forêts tropicales qui constituent un des biotopes les plus riches en espèces de la planète. La biodiversité des forêts tempérées et boréales de l’hémisphère Nord est également en péril. Afin de réagir à cette dégradation et cet appauvrissement des ressources naturelles, différentes ONG (les Amis de la Terre, Greenpeace, le WWF,...), certains professionnels de la filière bois et des organisations de défense des populations indigènes ont créé en 1993 le Forest Stewardship Council (FSC) ou conseil de bonne gestion forestière.

Le FSC est une organisation mondiale non gouvernementale indépendante, sans but lucratif, qui a élaboré un cahier des charges de gestion forestière. Le respect de ce cahier des charges par les professionnels de la filière bois garantit, entre autres, la diversité biologique, la sauvegarde des espèces rares, le respect des populations locales, la productivité et la capacité de régénération des forêts. Un organisme extérieur indépendant contrôle l’application du cahier des charges FSC sur le terrain et délivre ensuite le label. Le consommateur identifie les produits bénéficiant de ce label grâce au logo FSC. Aujourd’hui, dans le monde, environ 57 millions d’hectares sont certifiés FSC, soit une surface équivalente à la superficie de la France.

Le magazine Ökotest

Ökotest

Le magazine de consommateurs écologistes allemands Ökotest est réputé pour la qualité de ses analyses et pour ses tests comparatifs sur les produits alimentaires, d’hygiène, ainsi que sur les biens d’équipement de la personne et de la maison. Ces tests comparatifs portent principalement sur la présence de substances nocives pour la santé des consommateurs mais aussi sur les qualités environnementales du produit et vont bien au delà des réglementations officielles. Ils sont confiés à des laboratoires extérieurs indépendants et menés selon un protocole rigoureux. Ils sont réalisés tant sur les produits des marques les plus connues, que sur ceux des plus petits fabricants. Ils classent les produits en quatre catégories décroissantes : du plus recommandé au plus déconseillé. L’audience du magazine Ökotest est telle que bien des fabricants changent la composition de leur produit après un test défavorable. Un certain nombre de produits du catalogue ECOBURO vous sont proposés avec le logo Ökotest : matériel scolaire, produits d’entretien, etc.

Les écolabels officiels des pays européens

Écolabel européen Écolabel nordique: nordic schwann label Ange Bleu: der blaue Engel
Écolabel européen Cygne Blanc des pays scandinaves Ange Bleu allemand
« Blauer Engel »

Mis en place par les pouvoirs publics, ces labels officiels garantissent à l’acheteur une qualité d’usage du produit et certifient ses caractéristiques écologiques. Ils indiquent que le souci de préserver au mieux l’environnement a été pris en compte sur l’ensemble du cycle de vie du produit : qualité environnementale des matières premières utilisées, processus de fabrication le moins générateur de pollution et consommateur d’énergie, qualité d’usage et durabilité du produit, recyclabilité du produit... Le respect de ces critères est certifié par un organisme de contrôle indépendant. Les écolabels sont révisés régulièrement pour tenir compte de l’évolution de notre connaissance sur les problématiques environnementales et de santé, et sur les progrès technologiques.

Le label Commerce Équitable (Transfair)

label Transfair

Ce label qui existe depuis plus de 10 ans, vous garantit des produits alimentaires (café, thé et sucre,...) répondant aux standards internationaux du commerce équitable. L’objectif du commerce équitable est notamment d’assurer une juste rémunération du travail des producteurs et des artisans les plus défavorisés et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes (refus du travail forcé, de l’exploitation des enfants,...). Les standards sont définis par la fédération internationale FLO (Fairtrade Labelling Organization). Le prix minimum alloué aux producteurs permet de couvrir les coûts de leur exploitation dans une perspective de partenariat à long terme, ainsi que de financer des projets sociaux ou de développement : préfinancement des récoltes, création d’écoles, de centres de soins. À l’instar de Max Havelaar, l’association GEPA dont nous présentons quelques produits sur notre site, achète directement les produits aux petits producteurs. En plus du prix du marché, elle paie un supplément qui sert à financer des projets d’amélioration de la vie quotidienne (constructions d’écoles, conversions à l’agriculture biologique). Pour plus d’informations sur le commerce équitable, consulter notamment le site www.commercequitable.org.

Le coton biologique et le label bioRe

bioRe

La production du coton conventionnel recourt à une utilisation massive de pesticides et même de défoliants. Les chiffres parlent d’eux-même : plus de 20% du marché mondial des pesticides est utilisé pour la culture du coton, certaines plantations sont traitées tous les 3 jours et on utilise 100 grammes de pesticides pour faire le coton nécessaire à un tee-shirt. Pourtant, la culture du coton en agriculture biologique qui interdit l’usage des pesticides et des engrais de synthèse est possible et réaliste. La productivité sur une plantation bien conduite en biologie est proche et parfois supérieure même à celle du coton conventionnel. Les projets BioRe de culture biologique du coton sont exemplaires à plusieurs titres. Toutes les plantations sont conduites en agriculture biologique contrôlée, en partenariat avec des petits planteurs. Le prix payé est environ 20% au dessus du cours mondial du coton et les paysans ont la certitude d’écouler toute leur production. De nombreux projets sociaux sont également financés. Les traitements et teintures sur le coton et les tissus sont effectués avec des critères écologiques stricts (pas de métaux lourds, de chlore, de formaldéhyde,...). L’entreprise qui structure les projets BioRe a été distinguée et primée au sommet de Rio. Choisir un textile bio, c’est aussi la garantie d’absence de résidus de pesticides dans le coton et d’autres produits nocifs dans le tissu, donc de moins de problèmes d’allergies.